Newchic

22 mars 2011

Le Mont Brouilly, haut-lieu du Beaujolais

Le Mont Brouilly culmine à 484 mètres dans le Beaujolais, et on le surnomme parfois le Sinaï du Beaujolais, ou le Mont des Oliviers. Dans les années 1850-1852, la vigne beaujolaise a énormément souffert de la grêle, des gelées et d’une maladie : l’oïdium. Les vignerons ont donc eu l’idée de construire une chapelle à Brouilly, destinée à protéger le vignoble. Grace à une souscription des habitants des villages environnants, la chapelle put être érigée de 1854 à 1857. Le 8 septembre de cette année-là, Notre Dame aux raisins connut son premier pèlerinage, qui se perpétue encore de nos jours. Ci-dessous, le texte d’une prière chantée à cette occasion.

LE BEAUJOLAIS à NOTRE DAME DE BROUILLY
Refrain : Ave, ave, ave Maria

1.
O Vierge Marie,
Voici tes enfants.
O mère chérie,
Souris à leurs chants
2.
C’est de ta montagne
Reine de Brouilly,
Que sur nos campagnes
L’espérance a lui
3.
Sur nos beaux cépages,
Fléau sans pitié,
L’oïdium a fait rage
Au siècle dernier.


4.
L’amour de nos pères,
En ce grand danger,
Humble et salutaire,
Vers toi s’est tourné.
5.
Dans leur foi sereine
Ils t’ont dédié,
O puissante reine,
Ce temple sacré.
6.
Depuis tant d’années
C’est d’ici toujours,
Que notre contrée
Attend le secours
7.
Comme en sentinelle,
Notre Saint-Lager
Garde ta chapelle,
Qu’il soit protégé !


8.
A sa voix docile,
Charentay, Régnié,
Avec Belleville,
Viennent te prier.
9.
Des bords de l’Ardière,
De Quincieu, Beaujeu,
Jusque des Oullières,
On vient en ce lieu.
10.
Voici la Varenne,
Saint-Georges, Odenas,
Tous ceux de la plaine,
Villefranche, Arnas.
11.
De son Massabielle
Saint Joseph descend !
Et, vers ta chapelle,
Accourt en chantant.
12.
On voit chaque année
Lantignié, Villié,
En cette journée
Se mettre à tes pieds.

01 février 2011

De l’autre côté de la Saône, il y a l’ « Embarcadère ».




Point d’ostracisme.
Sur l’autre rive de la Saône, à Jassans, le célèbre cuisinier Georges BLANC a ouvert une brasserie en bord de rivière, nommée « L’Embarcadère ».
Ayant à remercier un couple d’amis, nous les avons emmenés dîner en cet établissement le samedi 29 janvier dernier.
Gage de modernité, le système de réservation par internet affiche les disponibilités (entre 12 heures et 14 heures et de 19 heures à 22 heures 30) et est très réactif. Les quelques renseignements demandés à peine saisis, j’avais déjà un mail et un SMS de confirmation. De plus, le système mis en place, avec des plages de réservation qui vont de demi-heure en demi-heure permet une rotation régulière de la clientèle, ce qui fait que le personnel n’est pas trop bousculé et peut se consacrer pleinement à ses hôtes.

Indépendamment de la carte, il y a possibilité de choisir entre deux menus « Saveurs d’hiver » à 28 ou 32 € et « Entre Bresse, Dombes et Beaujolais » à 45 ou 52 €. Le premier menu nous convint, et la qualité des mets fut excellente.
Seul bémol : le choix du plat peut poser un souci à certains, car il se fait entre de la morue, du foie de veau et des rouelles de pied de porc, et il se peut qu’aucun de ces mets ne convienne…
Le Chiroubles 2008 du Domaine de Ponthieux ne nous a laissé que de bons souvenirs.

Nous n’avons pas regretté cette escapade au-delà de la Saône, et adressons toutes nos félicitations au chef e cuisine Franck FANGET et à toute son équipe.
Photos prises sur le site www.lafourchette.com

21 novembre 2010

Un week-end autour du Beaujolais Nouveau 2010.


Bien que l’essence même de ce blog soit de parler du Beaujolais autrement que de son vin, il m’apparaît indispensable de s’arrêter quelque peu sur ce week-end où la cuvée 2010 a coulé à flot.

Premier enseignement, d’importance : il y a d’excellentes cuvées de Beaujolais Nouveau en 2010.
Par contre, tous les vins qui ont été proposés au chaland n’étaient pas égaux, loin s’en faut.
Par ailleurs, et bien que cette opération autour du Beaujolais Nouveau soit d’abord à visée commerciale, il faut tout de même veiller à respecter les limites de la décence.

Certains professionnels de la restauration ont encore une fois exagéré sur le prix de leurs produits.
Le rapport qualité-prix de la soirée « Beaujolais Night » au parc-expo de Villefranche ce samedi soir, par exemple, était dramatiquement bas !
J’ai peur parfois de l’image que donne cette belle région à ses visiteurs, et si les visiteurs habituels « acceptent » parfois de se faire un peu avoir, ils reviennent tout de même car ils savent qu’il y a malgré tout d’excellentes adresses, de très bons produits, des producteurs ou autres professionnels qui cherchent à donner toute satisfaction à leurs clients.
Mais avec quel souvenir part celui qui ne vient que passer une journée dans le Beaujolais et se sent exploité, plumé, par des professionnels du tourisme qui n’en ont que le nom ?

Reste que ce week-end a tout de même été un grand moment de convivialité avec une météo plutôt clémente, d’excellentes charcutailles, des gorgées nombreuses et gouleyantes, des rencontres amicales, des temps de partage et d’amitié.
En cela le Beaujolais Nouveau reste un vin de plaisir, à boire entre amis, et, si on n’en attend pas qu’il soit un grand vin, on est en droit d’exiger tout de même qu’il soit bon et agréable, servi avec un sourire et de la gentillesse.

20 septembre 2010

Au sein d’une troupe de vendangeurs.


Pour ce samedi, la météo ne nous annonçait pas une très belle journée. Dans les vignes au pied du Mont Brouilly, il a certes fait moins chaud que vendredi, mais la journée fut fort agréable pour qui l’a passée dans le vignoble à couper le raisin ou à porter la hotte. Un peu frais peut-être le matin, mais un rayon de soleil très agréable l’après-midi. Un fruit juste à point. Très peu de pourriture ou de raisins verts.
Des retraités, des étudiants, des chômeurs. Des Français, des Sénégalais, un Indien. Pas de Roms cette année, du moins dans la vigne où je me trouvais.

Il y eut des moments, dans la journée, où le corps clamait sa souffrance, à force d’être courbé, la tête dans le cep….mais quelle satisfaction, à table pour le déjeuner, ou le soir au moment de ranger seaux et serpettes, d’avoir côtoyé des gens que l’on ne connaissait pas, qu’on ne reverrait certainement jamais, mais avec lesquels on a partagé, l’espace de quelques heures, des moments de convivialité et de travail.

On revit encore, pendant cette période des vendanges, cette fraternité, comparable à la fraternité d’armes de jadis, que l’on ne retrouve malheureusement plus guère dans la vie de tous les jours.
Car dans les vignes il y a des vendangeurs qui viennent de diverses régions de France, voire de l’étranger, pour « faire les vendanges », mais on y croise aussi le viticulteur et ses parents, ses amis, ses connaissances, qui viennent, parfois juste une journée, comme s’ils effectuaient un pèlerinage ou un retour aux sources, pour participer à cette récolte et, quelque part, à l’élaboration de ce doux breuvage qu’est le vin. Ainsi, on rencontre aussi bien des chômeurs que des patrons, des jeunes comme des vieux, des gens de gauche comme des gens de droite, des gens heureux et des gens malheureux. Et on partage ces moments sans pour autant s’immiscer dans la vie des autres, mais en prenant un peu de leur souffrance, en donnant un peu de notre joie de vivre, ou inversement. On PARTAGE le verre d’eau ou de vin, le casse-croûte ou le repas. On s’échange regards et sourires, on parle de tout, de rien.
Espérons que le vin soit bon cette année, et surtout qu’il permette à nos viticulteurs de poursuivre leur travail de longues années encore.

12 juin 2010

Le bouchon ne devrait pas être poussé trop loin.

Pour tenir compagnie à des amis non footeux, lors du 1er match de l’équipe de France contre l’Uruguay, nous avons décidé d’aller dîner à Vaux en Beaujolais, au « Bouchon Beaujolais ».
Erreur fatale :
• il y avait un écran géant qui diffusait le match aux convives des trois seules tables occupées de personnes qui, de toute évidence, ne souhaitaient pas regarder ce match ;
• le jambonneau au foin n’était pas assez cuit ni chaud ;
• le gratin d’andouillette était gras et sentait trop fort ;
• les profiteroles, mini et industrielles pour la pâte à choux, exagérément garnies d’un monceau de crème chantilly sortie droit d’un bombe… ne laissent aucun bon souvenir…
A vouloir trop en faire, on peut se tromper. Il serait temps que certains restaurateurs comprennent enfin que les clients préfèrent ne pas gâcher la nourriture, et donc en avoir un peu moins, mais de meilleure qualité.
J’avais entendu de nombreux commentaires sur ce restaurant, la plupart du temps mitigés, car il paraît que l’établissement est très irrégulier. Peut-être suis-je tombé d’emblée sur le mauvais jour….
Mais je ne sais pas si je referai une tentative.

16 mai 2010

Une table à fréquenter sans retenue.


En ces temps de météo automnale, une envie de soleil m’a poussé à inviter des amis à goûter la cuisine proposée par « La Table du Sud » à Saint Georges de Reneins.
Rien qu’en réservant, au téléphone, une voix au fort accent gersois, met déjà dans l’ambiance.
Sur place, la cadre est agréable sans excès.
La carte, sur une ardoise géante, déclinée en 3 menus à 22, 35 ou 29 €uros, est très alléchante.
Le menu à 29 €uros permet en fait de combiner des éléments des 2 autres, et de ce fait on a quasiment accès à la carte au prix d’un menu.
En apéritif, il ne faut pas passer à côté d’un vin blanc des côtes de Gascogne, le « Tariquet Premières Grives », conseillé par le patron, un vrai régal.
Quant aux plats, ils sont excellents, joliment présentés, et d’une fraîcheur irréprochable. On sent qu’ils sont préparés après avoir été commandés par le client, et non pas la veille, ou le matin.
S’il est un point d’amélioration que les maîtres de lieux Bruno et Jean Luc SANS peuvent travailler, c’est de servir les plats un poil plus chauds.
Pour le reste, on peut y aller les yeux fermés ou y inviter des amis sans risque de se tromper.
www.latable-dusud.fr

18 avril 2010

Théâtre à Denicé et bière beaujolaise


La déjà connue troupe « ARTHEA » a présenté cette année à la salle des fêtes de Denicé une pièce de Marie LAROCHE - FERMIS intitulée « Ma belle-mère est givrée ».
Cette troupe, qui existe depuis quelques années déjà maintenant, a interprété de façon magistrale cette pièce à multiples rebondissements, apte à dérider même celui ou celle qui ne rit jamais.
Elle a, de plus, reversé la recette de la première soirée, soit 2 500 €uros, aux « Virades de l’Espoir » dans le cadre de la lutte contre la mucoviscidose. Le décor, l’intérieur tout en bois d’un chalet de montagne, était très bien réussi.

A l’entracte, la buvette proposait, entre autres breuvages rafraichissants, de « L’Affoleuse » à la pression. Cette bière, brassée en Beaujolais, était proposée là dans sa version ambrée, et elle était excellente, à tel point qu’un second passage à la buvette s’imposait à l’issue de la représentation.
Bravo à la troupe ARTHEA,
Bravo à Loïc et Christine qui brassent leur bière à Saint Cyr le Chatoux.
Voici l’adresse de leur blog : http://laffoleuse.over-blog.com