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21 novembre 2010

Un week-end autour du Beaujolais Nouveau 2010.


Bien que l’essence même de ce blog soit de parler du Beaujolais autrement que de son vin, il m’apparaît indispensable de s’arrêter quelque peu sur ce week-end où la cuvée 2010 a coulé à flot.

Premier enseignement, d’importance : il y a d’excellentes cuvées de Beaujolais Nouveau en 2010.
Par contre, tous les vins qui ont été proposés au chaland n’étaient pas égaux, loin s’en faut.
Par ailleurs, et bien que cette opération autour du Beaujolais Nouveau soit d’abord à visée commerciale, il faut tout de même veiller à respecter les limites de la décence.

Certains professionnels de la restauration ont encore une fois exagéré sur le prix de leurs produits.
Le rapport qualité-prix de la soirée « Beaujolais Night » au parc-expo de Villefranche ce samedi soir, par exemple, était dramatiquement bas !
J’ai peur parfois de l’image que donne cette belle région à ses visiteurs, et si les visiteurs habituels « acceptent » parfois de se faire un peu avoir, ils reviennent tout de même car ils savent qu’il y a malgré tout d’excellentes adresses, de très bons produits, des producteurs ou autres professionnels qui cherchent à donner toute satisfaction à leurs clients.
Mais avec quel souvenir part celui qui ne vient que passer une journée dans le Beaujolais et se sent exploité, plumé, par des professionnels du tourisme qui n’en ont que le nom ?

Reste que ce week-end a tout de même été un grand moment de convivialité avec une météo plutôt clémente, d’excellentes charcutailles, des gorgées nombreuses et gouleyantes, des rencontres amicales, des temps de partage et d’amitié.
En cela le Beaujolais Nouveau reste un vin de plaisir, à boire entre amis, et, si on n’en attend pas qu’il soit un grand vin, on est en droit d’exiger tout de même qu’il soit bon et agréable, servi avec un sourire et de la gentillesse.

20 septembre 2010

Au sein d’une troupe de vendangeurs.


Pour ce samedi, la météo ne nous annonçait pas une très belle journée. Dans les vignes au pied du Mont Brouilly, il a certes fait moins chaud que vendredi, mais la journée fut fort agréable pour qui l’a passée dans le vignoble à couper le raisin ou à porter la hotte. Un peu frais peut-être le matin, mais un rayon de soleil très agréable l’après-midi. Un fruit juste à point. Très peu de pourriture ou de raisins verts.
Des retraités, des étudiants, des chômeurs. Des Français, des Sénégalais, un Indien. Pas de Roms cette année, du moins dans la vigne où je me trouvais.

Il y eut des moments, dans la journée, où le corps clamait sa souffrance, à force d’être courbé, la tête dans le cep….mais quelle satisfaction, à table pour le déjeuner, ou le soir au moment de ranger seaux et serpettes, d’avoir côtoyé des gens que l’on ne connaissait pas, qu’on ne reverrait certainement jamais, mais avec lesquels on a partagé, l’espace de quelques heures, des moments de convivialité et de travail.

On revit encore, pendant cette période des vendanges, cette fraternité, comparable à la fraternité d’armes de jadis, que l’on ne retrouve malheureusement plus guère dans la vie de tous les jours.
Car dans les vignes il y a des vendangeurs qui viennent de diverses régions de France, voire de l’étranger, pour « faire les vendanges », mais on y croise aussi le viticulteur et ses parents, ses amis, ses connaissances, qui viennent, parfois juste une journée, comme s’ils effectuaient un pèlerinage ou un retour aux sources, pour participer à cette récolte et, quelque part, à l’élaboration de ce doux breuvage qu’est le vin. Ainsi, on rencontre aussi bien des chômeurs que des patrons, des jeunes comme des vieux, des gens de gauche comme des gens de droite, des gens heureux et des gens malheureux. Et on partage ces moments sans pour autant s’immiscer dans la vie des autres, mais en prenant un peu de leur souffrance, en donnant un peu de notre joie de vivre, ou inversement. On PARTAGE le verre d’eau ou de vin, le casse-croûte ou le repas. On s’échange regards et sourires, on parle de tout, de rien.
Espérons que le vin soit bon cette année, et surtout qu’il permette à nos viticulteurs de poursuivre leur travail de longues années encore.

12 juin 2010

Le bouchon ne devrait pas être poussé trop loin.

Pour tenir compagnie à des amis non footeux, lors du 1er match de l’équipe de France contre l’Uruguay, nous avons décidé d’aller dîner à Vaux en Beaujolais, au « Bouchon Beaujolais ».
Erreur fatale :
• il y avait un écran géant qui diffusait le match aux convives des trois seules tables occupées de personnes qui, de toute évidence, ne souhaitaient pas regarder ce match ;
• le jambonneau au foin n’était pas assez cuit ni chaud ;
• le gratin d’andouillette était gras et sentait trop fort ;
• les profiteroles, mini et industrielles pour la pâte à choux, exagérément garnies d’un monceau de crème chantilly sortie droit d’un bombe… ne laissent aucun bon souvenir…
A vouloir trop en faire, on peut se tromper. Il serait temps que certains restaurateurs comprennent enfin que les clients préfèrent ne pas gâcher la nourriture, et donc en avoir un peu moins, mais de meilleure qualité.
J’avais entendu de nombreux commentaires sur ce restaurant, la plupart du temps mitigés, car il paraît que l’établissement est très irrégulier. Peut-être suis-je tombé d’emblée sur le mauvais jour….
Mais je ne sais pas si je referai une tentative.

16 mai 2010

Une table à fréquenter sans retenue.


En ces temps de météo automnale, une envie de soleil m’a poussé à inviter des amis à goûter la cuisine proposée par « La Table du Sud » à Saint Georges de Reneins.
Rien qu’en réservant, au téléphone, une voix au fort accent gersois, met déjà dans l’ambiance.
Sur place, la cadre est agréable sans excès.
La carte, sur une ardoise géante, déclinée en 3 menus à 22, 35 ou 29 €uros, est très alléchante.
Le menu à 29 €uros permet en fait de combiner des éléments des 2 autres, et de ce fait on a quasiment accès à la carte au prix d’un menu.
En apéritif, il ne faut pas passer à côté d’un vin blanc des côtes de Gascogne, le « Tariquet Premières Grives », conseillé par le patron, un vrai régal.
Quant aux plats, ils sont excellents, joliment présentés, et d’une fraîcheur irréprochable. On sent qu’ils sont préparés après avoir été commandés par le client, et non pas la veille, ou le matin.
S’il est un point d’amélioration que les maîtres de lieux Bruno et Jean Luc SANS peuvent travailler, c’est de servir les plats un poil plus chauds.
Pour le reste, on peut y aller les yeux fermés ou y inviter des amis sans risque de se tromper.
www.latable-dusud.fr

18 avril 2010

Théâtre à Denicé et bière beaujolaise


La déjà connue troupe « ARTHEA » a présenté cette année à la salle des fêtes de Denicé une pièce de Marie LAROCHE - FERMIS intitulée « Ma belle-mère est givrée ».
Cette troupe, qui existe depuis quelques années déjà maintenant, a interprété de façon magistrale cette pièce à multiples rebondissements, apte à dérider même celui ou celle qui ne rit jamais.
Elle a, de plus, reversé la recette de la première soirée, soit 2 500 €uros, aux « Virades de l’Espoir » dans le cadre de la lutte contre la mucoviscidose. Le décor, l’intérieur tout en bois d’un chalet de montagne, était très bien réussi.

A l’entracte, la buvette proposait, entre autres breuvages rafraichissants, de « L’Affoleuse » à la pression. Cette bière, brassée en Beaujolais, était proposée là dans sa version ambrée, et elle était excellente, à tel point qu’un second passage à la buvette s’imposait à l’issue de la représentation.
Bravo à la troupe ARTHEA,
Bravo à Loïc et Christine qui brassent leur bière à Saint Cyr le Chatoux.
Voici l’adresse de leur blog : http://laffoleuse.over-blog.com

11 avril 2010

Théâtre à Salles Arbuissonnas.

L’ACASA, Association Culturelle d’Animation de Salles Arbuissonnas propose durant deux week-end une représentation théâtrale par une troupe d’amateurs qui n’en sont pas à leur première, et qui offrent un agréable moment.
Ils jouent cette année une pièce de Jean Charles GAILLARD « Pause Caddie », qui se déroule dans le hall d’un immeuble bourgeois où habitent un jeune couple ainsi qu’un député et son épouse, et une concierge.
Un jour débarque dans cette demeure un couple de SDF, lui amnésique, elle voyante, et s’ensuivent de multiples rebondissements.

Pour ceux qui souhaitent passer deux heures dans la bonne humeur, allez à la Salle des Fêtes de Salles Arbuissonnas en Beaujolais les vendredi 16 avril ou samedi 17 avril à 20 heures 30 .

24 mars 2010

La soif.

« La Soif est une redoutable maladie qui, depuis l’origine des temps, s’est attaquée à tous les êtres vivants, ainsi qu’aux végétaux. Les souffrances de la Soif, plus terribles que celles de la Faim, peuvent même entraîner la mort.
A la vérité, en Beaujolais, nous n’avons jamais eu à constater d’aussi funestes conséquences parce que nous avons le remède à la portée de la main et que nous le prenons toujours préventivement. En tout cas, il s’agit là d’un mal douloureux, insidieux, aggravé par ces circonstances qu’il est sans cesse renaissant et qu’il ne se décèle pas à l’œil nu. On voit parfaitement qu’un homme a trop bu, on ne s’aperçoit pas quand il a soif. Et, c’est pourquoi, suivant le rite ancestral de tous les peuples civilisés, lorsque vous retrouverez votre ami, votre premier devoir est de lui verser à boire, en « portant sa santé » et en accompagnant ce geste bienfaisant, souvent renouvelé, de vos souhaits fraternels. Une véritable amitié doit être « inaltérable »….
…Nous ne parlerons pas de la Soif de l’Or ou de la soif des Honneurs, affections également graves contre lesquelles la science demeure impuissante. Nous traiterons de la Soif tout court, celle qui se manifeste par un besoin impérieux d’humidité sur la région bucco-pharingienne.
Nous avons dit que le malade qui souffre de la sécheresse de la bouche et du gosier ne présente aucun symptôme particulier. Cependant, le diagnostic est facile pour le praticien exercé et même pour le simple observateur. Pas besoin d’auscultation compliquée. L’homme altéré paraît tourmenté, sa pensée est absente de la conversation ambiante, son regard fureteur se promène à travers les enseignes et ne s’éclaire que lorsqu’il découvre le mot « café ». De suite, à l’apparition de ces quatre lettres magiques, le malade prend le pas de gymnastique et s’engouffre hâtivement dans l’établissement ainsi repéré.(Fâcheuse dénomination du reste que celle de « café » pour indiquer dans notre région, un lieu où la consommation de café n’atteint pas, d’après les dernières statistiques, 0,2 % de celle du Beaujolais).
Le café, ou pour mieux dire le « cabaret » remplace donc avantageusement la clinique ou l’officine de l’apothicaire pour la guérison de la Soif .
L’an dernier….c’est au nom de la Science, que nous avons démontré la préexcellence du vin comme breuvage humain. Aujourd’hui, dans ce même but, nous nous placerons sur le terrain de la logique et de la morale. Raisonnons : nous sommes tous dotés des sens de la vue et de l’odorat, de papilles gustatives qui nous permettent de discerner ce qui est bon de ce qui est mauvais pour notre organisme. Or, avaler un liquide fade, morne, inerte et froid comme un cadavre, toujours insipide et insignifiant, souvent corrompu, nauséabond, comme l’eau, c’est agir contre la loi naturelle.
Mais au contraire, c’est obéir aux instincts primordiaux et naturels, aux suggestions de la raison et du bon sens que d’étancher sa Soif en buvant le Beaujolais dont vous avez d’abord contemplé les reflets alléchants, puis respiré l’arôme irrésistible.
Votre vue et votre nez ne peuvent vous tromper : non seulement ce vin clair et parfumé éteindra le feu de votre gosier et de vos papilles, mais sa fraîcheur, sa composition harmonieuse contribueront au bon fonctionnement de vos organes. Il y a plus : en utilisant, à l’exclusion de toute mixture exotique et artificielle, ce breuvage élu qu’est le Beaujolais, ce fils tant aimé du sol national, vous vous montrez bon français, et vous accomplissez un acte de gratitude envers le Créateur qui ne nous a pas donné, sans raison, un palais voluptueux avec des bons coteaux pour planter la vigne.
On a dit que planter la vigne c’est prier Dieu ; boire son produit, c’est sûrement accomplir une action de grâce.
Ceux qui délaissent les biens de la Terre et du Ciel par ignorance ou snobisme, sont à la fois des coupables et des insensés. Ce sont eux qui, dans les mois chauds où la Soif sévit avec le plus d’intensité, se réunissent dans les stations dites thermales. Là, ils suivent ce qu’ils appellent un « régime ». Sans appétit, sans joie, ils s’ingèrent à tous les repas de vagues haricots, des pâtes molles, des pruneaux et des épinards mélancoliques, le tout accompagné de pilules, poudres, granulés, cachets et de potions liquides, plus nocives et plus corrosives que le sulfate de cuivre employé pour la destruction des ennemis de nos vignes.
On ne peut s’étonner, en vérité, que ces égarés, blêmes et déprimés manquent presque toujours de sex-appeal, malgré un grand souci d’élégance (cravate-pompon, pantalon au pli impeccable ou culotte de zouave du plus gracieux effet).
Ils lisent avec avidité les bulletins médicaux où sont décrites toutes les maladies dont ils se croient atteints ; leur conversation roule sur les crises – celle économique et celle de leur foie –et sur la baisse des valeurs dont ils trouvent des détails sur le « Temps » ou « L’Information ». Comme dérivatifs à leurs pensées morbides, ils promènent le chien de Madame ou manoeuvrent le « yoyo ». A la source fameuse, ils défilent avec un verre gradué qu’ils vident maintes et maintes fois avec componction, sous l’œil narquois de la préposée au robinet.
Fort heureusement, le traitement rationnel de la Soif, d’après les résultats d’une expérience millénaire et les données de la science moderne, est de toute autre sorte.
La véritable cure se fait toujours en groupe, soit à la cave avec les voisins, soit à la table familiale avec les amis, mais plus méthodiquement au bon cabaret du village. Là, pas de recherche vestimentaire – le plus aimable laisser-aller est, au contraire, de circonstance-. La cote bleue de l’artisan, le bourgeron du charcutier, le tablier de treillis du vigneron voisinent avec le veston du retraité ou du fonctionnaire, avec le pantalon genouilleux du malchanceux.
La hiérarchie sociale est exclue de cet asile humanitaire et égalitaire.
La « haute société » ne fréquente pas le cabaret. On raconte même que les « gens du monde », comme ils se désignent, trouvent un pouvoir désaltérant dans une sorte de mélange barbare appelé cocktail, ou dans une infusion d’origine chinoise, le Thé. On peut à la rigueur admettre ces pratiques pour les Anglais, ou les coloniaux, vivant loin des pressoirs ; mais on ne comprendrait pas l’homme de Blacé ou de Chiroubles qui se livrerait à des breuvages aussi saugrenus, alors que chaque jour, il voit de sa fenêtre naître et mûrir le bon raisin.
Les personnes distinguées et titrées ont oublié que rien n’est plus noble, plus racé qu’un vin de plants fins de bons crus.
Revenons au cabaret, cet oasis au milieu du désert de la vie, ce doux refuge de la cordialité et de la bonne humeur. Admirez ces mines fleuries et joviales, ces bonnes bedaines. Entendez cette conversation animée bien nourrie – plutôt bien abreuvée- et variée entre toutes. Là, les grands politiques règlent entre deux coups de vin les questions sociales et internationales les plus ardues et prononcent des sentences définitives sur le désarmement ou le déficit budgétaire. A la table voisine, les sportifs matchent à la belotte, discutent du dernier concours de boules, racontent de miraculeuses pêches « en Saône » au Port-Rivière, expliquent comment a débouché le gros lièvre qu’un jour ils ont failli tuer. Dans le fond, les philosophes commentent les dernières vendanges et supputent, d’après l’importance de leur récolte, la quantité journalière de vin à laquelle ils auront droit jusqu’à l’automne prochain.
Tous ces entretiens éclectiques, souvent bilingues, car le patois convient à la cure beaujolaise, sont émaillés de bonnes plaisanteries où les questions relatives au beau sexe ont naturellement une grande part. Tout buveur de beaujolais est un galant chevalier.
Et partout, les pots se vident à un rythme plus ou moins accéléré suivant la température et la qualité de l’année viticole.
Cette coulée bienfaisante est non seulement conforme à l’hygiène de la bouche et de la gorge qui doivent être tenus en état permanent de propreté, elle est non seulement l’antidote de la Soif, mais elle agit encore favorablement sur le grand sympathique.
C’est ainsi que l’on voit le buveur de Beaujolais au cours même du traitement, devenir de plus en plus éloquent et spirituel. Il sort de temps en temps pour éliminer, d’un jet puissant, tous les déchets de l’organisme. Le rein dégagé, l’esprit libre, la circulation bien établie, le buveur oublie les duretés du sort, les récriminations de son épouse, du fisc et des fournisseurs, les déceptions du cœur et les mille soucis quotidiens. La cure de la Soif est une cure d’optimisme et d’euphorie. Elle remplace avantageusement les piqûres, les injections intra-veineuses ou musculaires actuellement à la mode ou les lavements et les saignées de l’ancienne thérapeutique.
La dose de Beaujolais à absorber varie avec chaque tempérament. Mais lorsque vous sentez un peu de vertige, et que la langue s’épaissit au point de ne plus bien exprimer les fortes pensées de votre cerveau surchauffé, lorsque le voisin d’en face paraît avoir deux têtes et que les semelles de vos chaussures deviennent trop pesantes, dites-vous que vous avez forcé la dose et rentrez à la maison sans tarder. Montaigne, après Horace et Platon, a cependant conseillé d’atteindre et de dépasser cette mesure à chaque changement de lune.
Opinion soutenable. Mais nous conseillerons, surtout aux débutants, de ne pas aller jusque là, sauf en cas de grippe, où le traitement doit être poussé à fond.
Il résulte donc péremptoirement de ce qui précède, que le vin du Beaujolais, en particulier, est le seul remède normal, le viatique souverain et universel, qui convienne à la complexion humaine. Le ridicule a enfin dispersé, presque anéanti la secte oenophobe. C’est un jeu facile de recueillir les opinions de tous les savants y compris Pasteur, des médecins de la Faculté comme ceux du village, qui ont glorifié et recommandé le vin aussi bien dans la santé que dans la maladie. »
Article publié dans
« L’almanach du Beaujolais » de 1933 par le Docteur Noël DRALLIOF, Chef de clinique à Reneins, membre correspondant de l’Académie de Chénas, alias Léon FOILLARD.

17 mars 2010

Pourquoi ?

Au premier tour des élections régionales le dimanche 14 mars, le Front National a recueilli 16,5 % des suffrages à Villefranche, 18,9 % dans le canton de Tarare, 18,3 % dans celui de Gleizé, 16,1 % dans celui de Beaujeu, 14,1 % dans celui du Bois d’Oingt 20,5 % dans celui de Monsols et 23 % dans celui de Belleville.
Dans sept communes du Beaujolais (Corcelles en Beaujolais, Dracé, Saint Etienne la Varenne, Taponas, Saint Jean d’Ardières, Vaux en Beaujolais et Saint Julien) il est arrivé en tête de toutes les formations politiques.
Pourquoi ?
On ne peut pas dire que la population étrangère soit proportionnellement importante dans ces cantons, que l’insécurité y soit prononcée.
Tout le monde connaît les difficultés des viticulteurs, mais la solution à leurs problèmes se trouverait-elle du côté du Front National ?

Le Beaujolais est une contrée extrêmement jolie, aux paysages riches et variés. Il faut y développer le tourisme et l’accueil des autres. Ses habitants doivent faire preuve d’ouverture d’esprit et de chaleur, ce qui n’est pas franchement dans les caractéristiques de la doctrine frontiste.

Ce vote a-t-il été une réaction épidermique face aux difficultés actuelles et au manque de solutions apportées par les partis traditionnels ? Il faut l’espérer, comme il faut souhaiter que les suffrages du second tour soient plus constructifs.

16 mars 2010

Le conscrit est fatigué


Quoi de plus reposant, au soleil d'un dimanche matin, après une nuit passée à faire la fête avec ses conscrits, qu'un petit somme réparateur?

04 février 2010

Concert à L’Atelier.


Hier 3 février, la Commune de Villefranche offrait dans la belle salle de « L’Atelier » un concert gratuit donné par l’Orchestre d’Harmonie de la Musique de la Région Terre Sud Est, l’une des formations musicales militaires qui subsiste en France, et qui réside à Lyon mais rayonne sur tout le Sud Est du pays, et même à l’étranger puisqu’une tournée en Allemagne débute la semaine prochaine.

En formation Big Band, pour la première partie, les musiciens ont notamment interprété le fabuleux « In the mood », popularisé par Glenn MILLER, et souvent interprété dans des films traitant de la Second Guerre Mondiale, ainsi que des airs jazzy ou à la mode Count BASIE.

La seconde partie était en formation Harmonie, composée d’une quarantaine de musiciens, et le répertoire allait d’Hector BERLIOZ à Nino ROTA en passant par Johann STRAUSS et de nombreux autres compositeurs.

De nombreux Caladois ont assisté à cette représentation, la salle étant comble malgré la concurrence du match de football opposant Saint Etienne, équipe de Ligue 1, à l’équipe locale, mais il est vrai que le public des deux manifestations n’était pas tout à fait le même.
En tous cas, les mélomanes n’ont pas été déçu, la prestation ayant été parfaite du début à la fin, et sans fausse note !

Le Député Maire Bernard PERRUT, très en verve, a notamment annoncé que le prochain 14 juillet serait fêté le 10 juillet, car il souhaitait à tout prix y associer des militaires et, ceux-ci étant monopolisés par Paris le 14 juillet, par Lyon le 13 juillet, il avait fixé la date du samedi 10 juillet pour la Calade.
Toujours égal à lui-même, il a embrassé moultes joues et serré d’innombrables mains, perpétuellement à la recherche d’un sourire ou d’un assentiment à ses actes d’élu.

27 janvier 2010

La vigne beaujolaise.

Voici le texte de ce très bel air du folklore beaujolais :

La Vigne Beaujolaise

Par un beau soir de septembre
J’ai vu le jour dans un cuvier
On m’a couché dans un panier
Dans un joli petit panier d’osier
Une cave fut ma chambre
J’eus un tonneau pour oreiller
On m’a donné en guise de bon lait
Un canon de Beaujolais

Refrain

Chantons la Vigne Beaujolaise
Chantons le bon vin de nos coteaux
Dans nos caves bientôt
S’empliront les tonneaux
Nous boirons à notre aise
Chantons l’automne qui s’avance
Tirons sur la barre du pressoir
Chantons l’amour de ce coin du terroir
De notre France

Grace à ce vin de jouvence
Je devins un joli bébé
Il suffisait pour m’habiller
D’une feuille de vigne au ton doré
En ma charmante innocence
Je m’en allais dans les celliers
Goûter le paradis doux et sucré
Dont j’aimais me barbouiller

Comme l’avait fait mon père
Fidèle je suis demeuré
Dans mon village ensoleillé
Sulfatant et piochant sans me lasser
Et quand je remplis mon verre
De ce bon vin que j’ai créé
Je suis fier d’avoir ainsi travaillé
Au bien de l’humanité

Quand viendra l’heure dernière
Pour toujours je veux demeurer
Au pied de ce coteau sacré
Près du plus vieux des ceps que j’ai planté
En me mêlant à la terre
Au vin futur je donnerai
Encore un peu de cet amour secret
Que j’ai pour toi Beaujolais